La lumière la nuit a aussi une forte influence sur l’horloge humaine interne, perturbant ainsi les phases de sommeil et le rythme biologique. Tout en évoquant aussi l’impact sur notre propre galaxie, patrimoine mondial, constituée de près de 200 milliards d’étoiles, visibles dès les débuts de notre civilisation et qui s’effacent désormais de nos mémoires parce qu’occultée par notre propre lumière.
Cette lumière qui éclaire la nuit, et émet trop souvent au-delà de l’utile, a aussi un coût énergétique. L’éclairage public se déploie la nuit et dans des périodes où l’électricité est abondante. L’impact sur les ressources électriques est donc moins important dans ces périodes que les consommations en journée ou dans les heures matinales ou du soir. Si la notion de gaspillage est plus difficilement perceptible, elle n’est pas moins absurde.

A l’heure où la Suisse a décidé de s’émanciper du fossile et du nucléaire, les économies d’énergie, partout où elles sont possibles, représentent un énorme potentiel, à côté du développement massif des énergies renouvelables. Afin de cerner au mieux cet éclairage public énergivore, inutile et perturbateur, je demande au Conseil fédéral de répondre à ces quatre questions :

  • Quelle quantité d’électricité est dédiée à l’éclairage public nocturne en Suisse (en kWh) ?
  • Que représente cette quantité par rapport à la consommation totale d’électricité en Suisse (en pourcentage) ?
  • Quel est l’objectif de réduction de consommation d’électricité de l’éclairage public ? Et dans quel délai ?
  • Comment le Conseil fédéral entend-t-il harmoniser, sur l’ensemble de la Suisse, les mesures élaborées dans les cantons?