En décembre dernier, le Conseil des Etats avait approuvé la motion de Mauro Poggia (MCG, GE) demandant l’immatriculation obligatoire des vélos cargos et des vélos «longtail». La Commission des transports et des télécommunications du Conseil national (CTT-N) a examiné cette motion le 4 mai. La décision ne pourrait guère être plus claire: le rejet l’a emporté par 18 voix contre 2 et 3 abstentions.

La présidente de PRO VELO Delphine Klopfenstein Broggini se réjouit de cette décision: «Les vélos cargos sont indispensables pour garantir une mobilité durable et sûre. Une obligation d’immatriculation entraînerait des coûts supplémentaires pour les usager·ère·s, les entreprises et les cantons, et entraverait ainsi la diffusion des vélos cargos». En outre, la simplification de l’utilisation des vélos cargos et l’élargissement des possibilités d’utilisation ne datent que du 1er juillet 2025. Les changements ont fait leurs preuves.

PRO VELO salue la décision de la commission et se réjouit que l’immatriculation obligatoire pour tous les vélos cargos soit aussi clairement rejetée. L’association s’était activement engagée contre la proposition, dans l’intérêt d’une mobilité économe en ressources, peu encombrante et durable. Un appel lancé en mars contre des obstacles injustifiés à la pratique du vélo a déjà été signé par plus de 12’500 personnes. Il demande, précisément, que l’utilisation des vélos cargos ne soit pas restreinte.

PRO VELO demande de nouvelles mesures pour encourager les cargos vélos, éléments essentiels d’une mobilité économe en ressources et revendiquant peu d’espace. «Pour que ce potentiel puisse être pleinement exploité, il faut disposer de suffisamment de places de stationnement et de bornes de recharge», souligne Delphine Klopfenstein Broggini. PRO VELO demande donc que les places de stationnement pour voitures puissent également être utilisées par les vélos cargos.